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A la suite de la guerre du Pacifique, le Japon est dévasté. Les bombardements ont fait des millions de morts. Les survivants subissent l'humiliation de la destitution de leur empereur Hirohito et doivent accepter un nouveau gouvernement totalement différent, imposé par l'occupant américain.
Mis à part Hiroshima et Nagazaki qui ont été rasées par les bombes atomiques, les principales grandes villes du pays, Tokyo, Osaka, Nagoya, sont détruites à 70%. Les voies de communication, routes et voies ferrées, sont en ruines. La flotte japonaise, autrefois la troisième du monde, n'existe plus. La monnaie nationale, le yen, ne vaut plus rien sur le marché international. Enfin, le potentiel industriel du pays est réduit d'environ 80%.
L'économie japonaise est sous contrôle du SCAP (Commandement suprême des forces alliées), l'administration militaire dirigée par le général Douglas MacArthur. Quelques centaines de personnels civils et militaires de l’US Army gèrent les administrations d’occupation, unifiées sous le terme GHQ (General Headquarters). L'industrie nippone est bien mal en point. Le SCAP interdit de produire des armes ou des avions et procède à une réorganisation des d'entreprises. Il dissout les grandes holdings et certaines compagnies sont divisées en plusieurs entreprises décentralisées, d'autres doivent fusionner.
La Production automobile reprend avec la construction de camions mais elle est entravée par la carence en matières premières, ainsi qu’en sources d’énergie. Les constructeurs automobiles fabriquent des produits de première nécessité comme du matériel agricole, des outils, ou des casseroles. Le peuple connait non seulement une inflation sans précédent, mais aussi des difficultés à obtenir des fournitures quotidiennes essentielles. Les employeurs doivent accorder des « congés alimentaires » pour permettre aux employés d’obtenir de la nourriture pour eux-mêmes.
Le directeur de la Detroit Bank, Joseph Dodge, est envoyé au Japon pour planter une politique de restructuration financière et monétaire afin de reconstruire l'économie du pays. C'est un plan de démocratisation du Japon vers une stabilisation et une libéralisation. Les mesures prises en mars 1949 sont connues sous le nom de "Dodge Line". Elles visent à balancer le budget national pour réduire l'inflation. L'influence du gouvernement est réduite et une refonte du système bancaire est forcée. Un réajustement des taxes et une stabilisation du yen par rapport au dollar sont imposées, 1$ = 360¥.
Le pays entre dans une période de récession importante. Les subsides alloués aux entreprises subissent de sévères diminutions. Le prix des matières premières est imposé ainsi que le prix des produits finis. La marge est si faible qu'il devient très difficile de produire sans déficit. Licenciements et faillites touchent tous les secteurs.
Le traité de paix de San Francisco signé le 8 septembre 1951 signifie que le Japon renonce à ses ambitions géopolitiques régionales et acte la délégation de sa défense aux États-Unis. Le traité entre en vigueur le 28 avril 1952. A ce moment le SCAP est dissolu et le Japon retrouve sa souveraineté nationale. Il a le droit d'assurer sa défense, mais les troupes américaines demeurent dans l'archipel japonais. Le Japon devient membre de l'ONU en 1956.
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Images de rue japonaises peu après la guerre |
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Les moyens de transports sont rudimentaires Hiroshima en 1945 |
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Toyota SB 1947 |
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Datsun DA 1948 |
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Hino et Hakone Tozan Les bus au début des années 50 |
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