Accueil > Marques et modèles > Mazda > MX-5 - Génèse

MAZDA

MX-5

page 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10

Histoire de l'automobile au Japon

Marques et modèles

 

 

Dernières mise à jour :

Toyota Corona
lignes ferroviaires
Toyota Publica
Mazda Chantez
Yamaha Sports Ride
Histoire de Yamaha
Simpson Design
Tojiro Ukiya
Ohno Car Craft

En travaux :

Mazda MX-5
Histoire de Toyota
Histoire de Nissan
Histoire de Mazda

 

Génèse

La Mazda MX-5 est une voiture de sport et de loisir découvrable à 2 places. Apparue en 1989, elle en est à sa 4e génération en 2016. Avec plus d’un million d’exemplaires délivrés dans le monde, c’est la voiture de sport la plus vendue de tous les temps.

Sa popularité tient à quelques éléments simples: la MX-5 est belle, elle est légère et parfaitement équilibrée, sa motorisation est assez puissante pour une conduite sportive, elle est vendue à un prix raisonnable, et enfin elle arrive au bon moment, lorsque le marché était vide dans ce segment automobile. Elle n’avait pratiquement aucune concurrentes à affronter. Elle a remis au goût du jour ce style de voiture et, grâce à elle, l’engouement du public s’est réveillé, incitant d’autres marques à sortir des sportives décapotables.

Devenus populaires dans les années 50, les roadsters sont prisés par une clientèle jeune et avide de sensation. Petits et sportifs, l’impression de conduite se rapproche d’une moto tout en étant assis confortablement dans une belle carrosserie. Souvent, c’est un moteur standard de berline qui est monté dans un châssis compact et léger. Le résultat obtenu est une auto performante et agile à moindre frais. C’est en Europe, et plus spécialement au Royaume Uni, que ce concept se développe avant de traverser l’Atlantique durant les années 60. Les anglaises ont la cote mais les italiennes ne sont pas en reste.

Les années 70 ont amené les restrictions de consommation d’essence et les normes sécuritaires qui ont mis à mal les voitures sportives. Devenues plus lourdes, moins puissantes et parfois moins esthétiques, elles ont perdu de leur attrait auprès du public. Dans les années 80, les dernières survivantes disparaissaient peu à peu du marché, MG MGB en 1980, Triumph TR7 en 1981, Fiat 124 Spider en 1985, TVR Tasmin en 1987, pour ne laisser que l’Alfa Romeo Spider dans la catégorie des petits cabriolets sportifs à 2 places.

La genèse de la MX-5 est pleine d’histoires comme le sont toutes les voitures mythiques. On peut remonter au printemps 1979 lorsque Bob Hall, journaliste automobile américain, visite Mazda à Hiroshima. Kenichi Yamamoto, alors chef ingénieur, lui demande quelle voiture la marque japonaise devrait produire dans le future. Hall, qui a grandi avec les roadsters anglais de son père, répond qu’il faudrait un petit cabriolet léger et sportif comme on en fait plus. Une auto simple et bon marché qui vous donne de l’émotion et vous colle les moustiques aux dents.

Un peu plus tard, Shigenori Fukuda, un ingénieur de chez Mazda envoyé du Japon pour s’occuper du Centre de Recherche en Californie rencontre Hall à Pebble Beach. En discutant ensemble, il s’avère qu’ils ont tous les deux un rêve en commun : réaliser une voiture sportive légère, ce qui peut être abrégé LWS en jargon automobilistique anglais (LightWeight Sports car). Hall intègre le bureau Mazda en 1981. Ils concoctent un dossier qui est remis aux dirigeants de la maison mère à Hiroshima décrivant à quoi correspond une voiture de sport pour un Américain. Le document est assez épais et fait l’apologie des voitures de sports qui ont eu du succès aux USA. De la MG TD à l’Opel GT, elles sont toutes décrites et il est expliqué pourquoi telle auto a bien marché ou pas. Qu’est-ce qui fait que les Triumph TR sont toutes devenues des mythes avec des clubs de fans alors que l’Alpine de Sunbeam n’a pas connu un tel enthousiasme. On y raconte également que les cabriolets ont plus de succès que les coupés, que les targas ne sont pas considérés comme de vrais spiders par les puristes. Aussi qu’il n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup de chevaux sous le capot mais que l’auto doit être amusante à conduire. Plus légère et simple elle est, et plus l’esprit du roadster original sera ressenti.

La direction de Mazda ne réagit pas. Mais deux ingénieurs japonais respectés ont vu le dossier préparé par Hall et Fukuda, ils sont convaincus que Mazda doit aller dans cette voie. Ils essaient de convaincre Kenichi Yamamoto en lui mettant une Triumph Spitfire dans les mains. Yamamoto est séduit par cette petite voiture sportive.

 

Sketches moteur avant

Sketches moteur central

Sketches d'une décapotable à moteur avant

page 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10

Page d'accueil - Contact