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Lorsque Alfa Romeo, propriété du gouvernement italien, traverse une période de crise dans la fin des années 70, elle annonce un partenariat avec Nissan, le “Alfa Romeo Nissan Autoveicoli” (ARNA). Alfa pourra fabriquer un nouveau modèle pour remplacer l’Alfasud, basé sur la Cherry/Pulsar N12 à moindre frais et le constructeur japonais y voit un moyen de détourner les quotas d’importation imposés partout en Europe sur les automobiles japonaises.
L’accord est conclu en octobre 1980 et l’Alfa Romeo Arna est présentée au salon de Francfort de 1983. La carrosserie de la japonaise est conservée, seules les optiques sont remplacées. Elle est construite dans une nouvelle usine en Italie. La motorisation vient de l’Alfasud avec son 4 cylindres boxer de 1,2 litres de 63 ch, son train avant et sa direction. Le mélange semble intéressant : une caisse japonaise éprouvée avec une mécanique italienne légendaire. Certains aspects sont insolites, comme le volant sport purement Alfa sur un tableau de bord fade typiquement Nissan. Elle est disponible en version 3 et 5 portes.
Elle est distribuée en Europe sous le nom d’Arna mais au Royaume Uni, Alfa Romeo GB n’en veut pas, c’est alors Nissan UK qui la diffuse sous le nom de Nissan Cherry Europe. Au Japon une Nissan Pulsar Milano est vendue, mais c'est uniquement une manoeuvre commerciale, elle n'a rien de l'italienne.
En fait, il s’avère que la mécanique de l’Alfasud n’est pas réputée pour être très fiable et la caisse de la Cherry est tout sauf sexy. De plus toute la partie avant doit subir des modifications pour accueillir la mécanique italienne. Malgré une motorisation augmentée successivement à 1,3 L (86 ch) puis à 1,5 L (109 ch), l'Arna ne se vend pas. En 4 ans de production, seulement 53 000 exemplaires sont écoulés. A la même époque, la Triumph Acclaim basée sur la Honda Ballade s’est vendue à 133 000 exemplaires. En 1986, Alfa Romeo est racheté par Fiat et l’Arna disparaît de la circulation. C’est un lamentable échec pour les deux constructeurs et elle est vite oubliée.
Sous la direction de Fiat, l'Alfa Romeo 33 devient l'entrée de gamme et sera vendue à presque 1 million d'exemplaires Retrospectivement, l'Arna n'est pas si laide et s'inscrit parfaitement dans l'esthétique des petites compactes de l'époque comme l'Opel Kadett, la Ford Escort, la Talbot Horizon et les autres concurrentes japonaises.
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Nissan Cherry Europe 1983 |
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Alfa Romeo Arna 1983 |
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Alfa Romeo Arna 1.5 Ti |
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