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MAZDA

Moteur rotatif

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Kenichi Yamamoto

Un moteur NSU KKM est envoyé au Japon accompagné de plans détaillés. C'est un mono-rotor de 400 cm3. Il est démonté et étudié par les ingénieurs de chez Mazda. Un premier prototype, copie du KKM, est construit en novembre 1961. Le moteur fonctionne bien mais des problèmes d'usure ne sont pas résolus et sont un frein à son développement. Le piston de forme triangulaire comporte des joints qui s'usent rapidement entrainant une perte de rendement. Des marques se forment dans le cylindre et la consommation de carburant et d'huile est élevée.

Du fait que la combustion se passe à l'opposé de l'admission, une différence de température élevée se produit entre les deux côtés du bloc moteur, compliquant le refroidissement du carter.

En 1963, Mazda achète la licence complète du moteur rotatif et créée un département RE (Rotary Engine) sous la direction de M. Kenichi Yamamoto. Son but est de résoudre les problèmes de jeunesse du moteur Wankel et d'arriver rapidement à une production en série.

Des moteurs à 1, 2, 3 et 4 pistons sont fabriqués et testés. Le bi-rotor s'avère adéquat pour propulser une automobile, il n'a pas les problèmes de vibration du mono-rotor à bas régime et reste relativement simple à fabriquer. De plus, il est compact et léger.

Kenichi Yamamoto est chargé de résoudre les problèmes d'usure des joints. Il se voit attribuer une équipe de 47 ingénieurs et un atelier dédié avec 20 bancs de tests moteurs. Ils essaient divers matériaux, et pour ce faire font tourner des moteurs 24 heures sur 24. Après quelque milliers de moteurs détruits, il donne deux solutions clé pour fiabiliser le moteur: un joint apex fabriqué en aluminium et une chambre trochoïde chromée. Ainsi l'usure est nettement diminuée.

 

Le moteur NSU KKM envoyé aux ingénieurs mazda

premier moteur Wankel fabriqué par Mazda, novembre 1961

prototypes du moteur 10A 1964

Kenichi Yamamoto est l'exemple même du Japonais travailleur qui gravit tous les échelons d'une entreprise. Il est à l'origine de bien des avancées technologiques dont Mazda a pu profiter.

Né à Tokyo en 1922 il obtient son diplôme d'ingénieur en mécanique en 1944. Il rêve de travailler dans le domaine aéronautique mais l'issue de la Guerre condamne la fabrication d'avion au Japon. Il intègre Toyo Kogyo comme ouvrier sur les chaînes de montage.

Ses aptitudes et son désir d'améliorer les pièces mécaniques qu'il voit défiler devant lui tous les jours sont remarqués et il passe au bureau d'ingénieurs. Son premier ouvrage a été le moteur des tricycles CT, puis il a participé au développement de la R360.

Ensuite il est l'homme derrière le développement du moteur rotatif Mazda des Cosmo et RX-7. C'est à lui que l'on doit les 323 et 626 alors qu'il est devenu l’ingénieur en chef de la marque. En 1984 il succède à Yoshiki Yamasaki à la présidence du groupe. Il monte la première usine de la marque aux Etats-Unis afin de réduire les coûts de fabrication pour ce marché et augmenter les bénéfices. Il comprend l'importance de produire des véhicules robustes et techniquement simple pour les marchés émergeants d'un côté, et de l'autre des voitures technologiquement avancées de classe élevée.

Son dernier bébé est la MX-5 avant de laisser la direction de l'entreprise en 1987. Ce n'est qu'en 1992 qu'il prend sa retraite, à l'âge de 70 ans.

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