A l'époque Edo (1600-1868), le moyen de transport le plus répandu est la marche à pied. Les marchands transportaient leurs marchandises sur des charrettes ou sur le dos mais souvent les routes rudimentaires ne permettaient pas aux chars d'aller bien loin. Afin de proposer aux plus aisés un moyen de déplacement plus confortable, on inventa le palanquin.
Diverses sortes de palanquins étaient utilisés par les Japonais. Le plus simple est le kago, sorte de nacelle suspendue à un gros bambou permettant la portée par deux hommes. Le siège est petit et rudimentaire, il permet à une personne de s’asseoir en tailleur, les bagages éventuels étant posée sur le bambou. Utilisé dans tout le Japon, il est répandu dans les villes comme moyen de transport privé ou à la location, tel un taxi.
Les familles qui peuvent se le permettre ont leur kago personnel. A la campagne, il est utilisé par les riches et lorsque le trajet est long, trois hommes se chargent du kago, se relayant à intervalle régulier, ainsi chaque porteur travaille 2/3 de temps. D’autres noms désignent des variétés de kagos, comme le koshi, sorte de version plus luxueuse. Les élégantes bien mariées se font transporter en koshi pour se rendre au temple.
Les aristocrates préfèrent le norimono, un palanquin luxueux construit en bois et caractérisé par une carrosserie fermée avec portes et une poutre longitudinale soutenue par deux ou plusieurs hommes.
Plus le propriétaire est riche, plus son norimono est opulant, décoré de métal et peint. Le faste de sa décoration et surtout la hauteur de sa poutre correspond au niveau de hiérarchie de l’occupant. Il y a même une loi gouvernementale qui réglemente la hauteur des poutres en fonction du rang du propriétaire.
Les chaises à porteur viennent plus tard et sont l’apanage des empereurs, parfois portées par une dizaine d’hommes.
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Voie de communication durant la période Edo |
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Kago |
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Kago |
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Norimono |
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Chaise à porteurs |
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